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Une somptueuse propriété du Médoc dont le nom a une origine un peu flou : on ne sait si elle vient de Baudelaire (dont l?illustrateur O. Redon était un voisin de la propriété) ou de Lord Byron (dont le spleen disparaissait après quelques verres de ce cru). - Ce cru n?a pas été classé en 1855 mais a obtenu en 1932 le titre de Cru Bourgeois exceptionnel qui lui a été confirmé en 2003. Quelques négociants généreux nous permettent de goûter ces crus et ca en valait la peine : - La robe est Grenat très profond, quasi noire de bien belle augure - Les arômes, après une légère aération sont superbes, entre le cassis mûr et les notes de cèdre torréfié, d'épices, cannelle, d'eucalyptus : un festival ! - Le régal continue en bouche, puissance et raffinement, la marque d'un grand, entre un Pauillac et un Margaux : il est à son apogée (comme bien des 1996 en Médoc) alors profitez-en Carafer une à deux heures et servez à 18° sur un gibier ou un beau gigot bien goûteux ; continuez sur des fromages à pâte cuite ou dure, sa puissance conviendra. Un grand Vin !
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