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Tout comme le champagne Don Perignon, le rhum doit sa qualité à l'ingéniosité d'un ecclésiastique. En effet, c'est le père missionnaire Jean-Baptiste Labat qui, par sa connaissance des techniques de distillation, permit le perfectionnement du processus de fabrication du Tafia que l'on appelait aussi Guildive. Avant les apports du père Labat, le rhum, qui sortait des alambics rudimentaires, était une eau de vie rustique et très forte à l'odeur acre. Un tel alcool ne pouvait prétendre séduire les populations européennes. Avec les améliorations des outils de distillation, la qualité du rhum s'affina et les négociants commencèrent à charger des fûts de tafia sur leurs vaisseaux. Le séjour du rhum dans les tonneaux de chêne lui donnait une couleur ambrée que les européens prirent pour naturelle, alors qu'à la sortie des alambics, l'alcool était évidemment incolore
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